Chirurgie et hypnose à Toulouse

Chirurgie et hypnose : L’enseignement du diplôme universitaire

La faculté de Médecine de Toulouse a pour la première fois en 2008-2009 organisé un diplôme d’université d’hypnose médicale (dont j’ ai suivi l’enseignement et passé la qualification): voici donc un résumé des données reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique :

« L’hypnose est un mode de fonctionnement psychologique dans lequel un sujet, grâce à l’intervention d’une autre personne, parvient à faire abstraction de la réalité environnante tout en restant en relation avec l’accompagnateur. Ce «débranchement de la réaction d’orientation à la réalité extérieure», qui suppose un certain «lâcher prise», équivaut à une façon originale de fonctionner, à laquelle on se réfère comme à un état. Ce mode de fonctionnement particulier fait apparaître des possibilités nouvelles : par exemple des possibilités supplémentaires d’action de l’esprit sur le corps, ou de travail psychologique à un niveau inconscient.» Jean Godin

C’est un état différent du sommeil, caractérisé par une activité de certaines zones du système limbique qui gèrent les émotions, leurs associations et les réactions physiques qu’elles déclenchent. On conçoit qu’il s’agit d’un outil merveilleux et très efficace d’activation de l’inconscient, qui peut etre utilisé à différents niveaux de profondeur et de complexité psychique, et qui nécessite donc rigueur et éthique.

Les applications sont alors nombreuses : Bien sur les problèmes d’ anxiété, les maladies psychosomatiques, la sexologie, les syndromes post traumatiques, les troubles de l’ estime de soi, mais aussi les douleurs chroniques , certaines affections dermatologiques…..

Et la chirurgie ?

Les applications en chirurgie restent assez terre à terre : atténuer ou faire disparaître l’angoisse et l’ inconfort et – pourquoi pas – transformer un passage obligé en souvenir plutôt agréable : c’est un excellent programme !
Voici une vidéo de chirurgie pratiquée au niveau des plans profonds (prothéses mammaires rétro musculaires) sur une patiente consciente communiquant avec l’ anesthésiste.

Il n’est cependant pas question de renoncer à un cadre de sécurité (bloc opératoire) ou à une équipe complète (anesthésiste et aide opératoire) ni de se lancer dans des chirurgies hasardeuses en essayant de démontrer « qu’on peut le faire » mais plutôt et surtout de « faire avec l’hypnose ce que l’on sait faire sans ».

EN PRATIQUE

En pratique (et dans ma pratique !) je suis très satisfait et je reçois un retour très positif de l’ utilisation de l’ hypnose , qu’il s’ agisse d’ accompagner une anesthésie locale, de compléter une sédation, de réduire l’ inconfort d’ un geste très bref ou d’ encadrer une anesthésie générale : N’hésitez donc pas à poser des questions lors de la consultation !