Augmentation mammaire par lipofilling (ou lipostructure ou lipomodelage) à Toulouse.

Augmentation mammaire à Toulouse : Lipofilling

Augmenter le volume du sein en utilisant la graisse prélevée par liposuccion est une de intervention de plus en plus pratiquée en chirurgie esthétique.
La greffe de graisse est prélevée par lipoaspiration douce, Elle est ensuite préparée par calibrage, lavage et centrifugation. le transfert s’appelle lipofilling, lipostructure ou lipomodelage.
Cette greffe de graisse est une excellente technique de reconstruction lorsque la glande a été totalement amputée. Son utilisation reste très encadrée dans les autres indications. En chirurgie esthétique,  elle est parfois plus intéressante qu’une prothèse, mais ne  s’adresse pas à toutes les femmes.

Les meilleures indications du lipofilling en chirurgie esthétique du sein

  • L’augmentation modérée d’un sein déjà formé (Exemple: passage d’un bonne B à un petit bonnet C)
  • Les asymétries peu importantes et sans ptôse,
  • Certaines malformations (Syndrome de Poland, Sein tubéreux)
  • Elle doit alors à mon avis être proposée en premier.

EN PRATIQUE

En pratique, c’est la difficulté de toute greffe ou transfert tissulaire : Le volume final reste difficile à apprécier avec précision, et il est prudent de prévoir un deuxième geste ou une retouche.
Actuellement, le lipofilling peut s’employer associé a une préparation par port d’une « cloche » sur chaque sein reliée a une machine d’aspiration (BRAVA). Cette préparation améliore considérablement les résultats de la greffe de tissu adipeux et en repousse les limites, mais est assez fastidieuse : port 10 à 12 heures par jour pendant 4 semaines avant le transfert, puis de nouveau pendant une semaine dans le protocole des équipes ayant le plus de recul. D’autres praticiens essayent de préparer le sein au transfert avec des ventouses en silicone comparables à celles utilisées contre la cellulite.

En janvier 2015, recommandations de la haute autorité de santé : Qu’en retenir ?

Concernant la sécurité des transferts graisseux mammaires

Le reproche que l’on avait fait aux premières tentatives de lipomodelage n’est plus valable : Avec les matériels modernes, l’aspect radiologique du sein est peu changé et seules quelques lésions cicatricielles  peuvent parasiter  la radio. C’est dire l’importance du suivi radiologique de qualité, régulier et personnalisé, qui permet alors d’obtenir une efficacité de dépistage équivalente.
Sur les personnes ayant déjà subi cette technique, il n’a pas été constaté d’augmentation de l’incidence de cancer du sein (sur 300 publications comprenant un suivi). Les centres anti-cancéreux la pratiquent d’ ailleurs de plus en plus en reconstruction y compris partielle.
Seule l’action locale du tissu adipeux et de certains de ses composants en laboratoire (sur des animaux, des cultures de cellules etc.…) et à des doses importantes reste débattue
Ces interrogations justifient le maintien (non négociable pour moi) de certaines précautions : Un risque individuel du cancer du sein faible ( pas d’antécédents familiaux, radios sans image douteuse : ACR1 ou ACR2), une information préalable claire et complète, un engagement de suivi post-opératoire clinique et radiologique spécifique.
Au total donc l’approche chirurgicale par lipofilling est dans certains cas de loin la meilleure approche. Elle comporte les particularités d’une greffe et sa contrainte à court terme est plutôt celle de la surveillance à distance du sein dans le cadre de la prévention du cancer, le risque éventuel à  long terme étant  faible mais  difficile à estimer précisément à ce stade…. Ce risque doit être mis en balance avec celui bien connu (très faible  même en prenant en compte les problèmes dus aux fabricants),  des implants mammaires qui restent donc à ce jour dans la majorité des cas le choix de référence dans une approche esthétique.

NB : Augmentation sans chirurgie par l’acide hyaluronique :

Ce produit (MACROLANE°) a obtenu une autorisation il y a deux ans environ de l’agence française de sécurité sanitaire, qui a finalement émis fin 2009 une quasi-interdiction de son emploi en esthétique, essentiellement en raison de doutes sur son caractère inoffensif: Depuis,  l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé le 26 août 2011, d’exclure en France l’indication d’augmentation mammaire à visée esthétique pour le Macrolane. Cette décision de l’Afssaps est motivée par les risques de perturbation des clichés d’imagerie et de difficultés de palpations des seins lors des examens cliniques.

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